mercredi 25 août 2010

Retour sur un Educ'tour

Dans le courant de mai, mes employeurs m'ont permis d'effectuer un éduc'tour proposé par l'office de tourisme de Rzeszow. (Rzeszow c'est là : ICI) Dans la région de Podkarpackie se trouvent plusieurs endroits magnifiques, dont certains sont classés, ainsi que les Carpates polonaises, une des rares chaines de montagnes polonaises, dont toutes se trouvent dans le sud du pays et sont partagées avec la Slovaquie. (Les Tatras, les Beskides, les Carpates, principalement). Dessous : L'hôtel de ville de Rzeszow.

C'est donc dans une région très naturelle, très verte que j'allais passer quelques jours, 3 pour être exact ! Rendez-vous à Rzeszow après 5heures de train (Varsovie-Cracovie puis Cracovie-Rzeszow) pour déguster un repas 4* délicieux à l'Ambassador Hotel. Notre journée nous permit de visiter les tréfonds de Rzeszow puisqu'elle est parsemée de tunnels sous-terrains datant entre le XIVème et le XVIIème siècle. Il fait plusieurs centaines de mètres de long et constitue une des plus intéressantes attractions de Rzeszow.


A la suite de cette visite, nous avons visité l'hotel Hubertus, qui appartient à l'hotel Ambassador, mais n'arbore que 3*. Les deux hôtels, néanmoins, mettent en exergue leur coté "nature et brique" propre à l'image de la ville qui est situé dans une région verte et qui est connue pour ses tunnels de brique.

Ensuite, nous avons visité le Grand Hotel. C'est un 4* en travaux d'agrandissement et qui brigue la 5ème étoile. Pour leur part, ils ont une décoration toute autre puisqu'ils s'appliquent à donner un style particulier à toutes leurs pièces. Certaines sont blanches pour rappeler la Renaissance, et d'autres sont davantage boisés pour rappeler une ambiance plus rupestre. Dessous : la Suite de l'hôtel.


Après Rzeszow, nous nous sommes dirigés vers le sud est, pour atteindre une église inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, celle de Blizne. Tout en bois, grande, imposante, et dont l'intérieur était majestueux... Malheureusement, nous n'avions pas le droit de prendre de photos. Elle date du XVème siècle. Dessous : L'église en question.


Par la suite, il était déjà 17h passées, nous nous sommes allés en direction de notre auberge pour la nuit. Dessous : notre auberge à Hoczew.


Le lendemain, nous avons visités quelques hôtels de la région et nous avons roulés en jeep dans les bois ainsi que dans une rivière :) En effet, une petite entreprise de la région parie sur ce coté "nature" des environs pour booster le tourisme. Et après avoir vécu cela, je peux vous assurer que c'est un filon exploitable tant il nous a surpris et satisfait !


La ville principale que nous avons visité ce jour là est Lesko. Elle est remarquable par le passé qu'elle a eu mais aussi pour le drame de la seconde guerre mondiale où, bien sur, toute sa population juive fut témoin de la déportation. En 1939, elle avait était allouée à l'URSS mais les Nazis s'en emparèrent plus tard. Avant ça, elle était une ville importante en terme d'économie. La ville fut créée au 14ème siècle. En dessous : Une église de Lesko datant du XVIème siècle.


Plus tard, nous avons effectué une croisière sur le Lac Solina, un des plus grands lac de Pologne, mais artificiel... Dans tous les cas, l'ambiance est prenante par sa tranquillité et sa verdure. Nous avons aussi visité son barrage hydro-électrique.


Ce soir là, nous avons dormi dans l'hôtel Salamandra, 3*, au bord du lac de Solina. Je partais le lendemain, ayant des obligations pour la journée. L'éduc'tour se terminait normalement à la fin de journée.


Maintenant, je vous propose de terminer par une vidéo, celle de la croisière. Vous verrez, nous n'avons pas eu un temps magnifique !

jeudi 19 août 2010

18/08/2010 - Wroclaw

A la mi juillet, ma fiancée et moi-même nous sommes rendus à Prague puis à Wroclaw. Comme nous ne parlerons pas de la République Tchèque, je vous invite à prendre connaissance des informations que je voudrais bien vous donner au sujet de Wroclaw mais aussi de sa région.

En plus d’y être allé, nous avons profité d’une visite guidée personnalisée d’une journée avec guide et chauffeur dans les environs de Wroclaw puis dans la ville elle-même. Cette journée-là, nous vîmes certains lieux des plus intéressants de Pologne.

En effet, au cours de cette visite, nous vîmes deux lieux listés au patrimoine mondial de l’UNESCO : le hall du millénaire de Wroclaw et l’Eglise de Swidnica.


Petits rappel :

Hall du millénaire


Vous aurez bien sur noté que ce n’est pas pour sa beauté qu’il a été listé par l’UNESCO. La raison pour laquelle lister ce site ? Tout simplement parce qu’il est un chef d’œuvre de l’architecture en béton armé et l’un des premiers à être si imposant.

L’histoire de cet édifice est intéressante. Il a été fini d’être bâti en 1913, date du centenaire de la défaite de Napoléon à Leipzig contre les armées Prussienne, Russe, Autrichienne et Suédoise. Notons une ironie : Wroclaw était allemande à l’époque de cette guerre et elle l’était toujours en 1913 d’ailleurs. Dans le même temps, Joseph Antony Poniatowski, commandant de soldats polonais, grossissaient les rangs français.


L’Eglise de Swidnica


Cette église, elle aussi, a été listée pour sa technique d’architecture, mais contrairement au Halle, il en ressort un édifice bien plus esthétique. Dans son cas, elle n’a été bâtie qu’à partir de bois et de glaise, mais sans aucuns métaux et c’est la date de cette érection – 1657 – qui, bien sûr, impressionne.

L’histoire de cette église est des plus intéressantes elle aussi. En 1648, le Traité de Westphalie déclare la paix entre les différentes religions qui divisent l’Europe et cette région de Silésie, majoritairement catholique, autorise les protestants à ériger trois Eglises à Swidnica, Jawor et Glogow, dans un temps imparti de 12 mois seulement. A cette époque, la ville appartenait cette fois à la Prusse puis à l’Allemagne et ce n’est qu’en 1945 que la ville redevient polonaise grâce à la libération par les Russes.



Au delà de ces deux sites, la vieille ville de Wroclaw est magnifique. Retenons son université et l'église qui y est rattaché qui sont des chef d'œuvres au points de vu décoration intérieur. J'espère en tous cas que, pour commencer, je vous ai donné envie de vous y rendre :)

Pour finir, je vous propose de regarder - peut-être pas son intégralité - cette vidéo, filmée le jour de la visite guidée. Cette gigantesque fontaine joue au rythme de la musique pendant quelques minutes et ce, toutes les heures pendant l'été. Elle est situé tout prêt du Halle du Centenaire.

lundi 28 juin 2010

J - 36 - Les élections

Fiou... Le départ approche à grande vitesse!

Pardon pour cette absence de 2 semaines, j'ai rencontré quelques problèmes personnels qui m'ont partiellement handicapé. Mais maintenant, tout va pour le mieux !

Nous sommes actuellement en Pologne au beau milieu des élections présidentielles, suite au drame de Katyn, il y a déjà deux mois et demi (oui, oui, le temps passe trop vite !), qui avait vu le décès du président, sa femme et 94 personnes dont certaines étaient très connues (prêtres, politiciens, officiers des armées, anciens de Solidarnosc, etc.).

Vous n'êtes pas sans savoir, puisque grâce à moi maintenant vous êtes passionné(e)s par la Pologne, que le premier tour s'est déroulé le dimanche 20 juin, au terme duquel les candidats Komorowski et Kaczynski ont gagnés leur place pour les quarts de fi... Euh, pour le second tour. (Pardon, mais aux vues des informations françaises, j'ai tendance à confondre foot et politique.)

Kaczynski d'abord. Son parti : Droit et Justice (ça donne le ton). Il est arrivé second avec 35% des voix (approximativement). Il est le frère cadet de feu-Lech Kaczynski, président polonais pendant 4 ans, et qui avait lui même œuvré à la libération polonaise au sein du syndicat Solidarnosc. On conviendra que les deux frères sont des sociaux-conservateurs. En effet, tandis que le programme social est assez développé, l'économie et les mœurs se cantonnent davantage au conservatisme. J'en veux pour exemple les affirmations quasi-homophobes de Kaczynski (Lech) quand il était maire de Varsovie. Ou bien leur refus de toute reconnaissance de l'homosexualité. Bref, quelque chose de presque impossible en France.

Komorowski, ensuite. Son parti : Plateforme civique. Il est arrivé premier avec 41% des voix. Depuis le décès de Lech Kaczynski, il a assuré l'intérim, en sa qualité de président de la Diète. Sa politique est légèrement plus libérale, donc moins sociale, mais au point de vue des moeurs, ça reste tout à fait conservateur: interdiction du mariage homosexuel, interdiction des recherches à l'aide de cellule souche, de l'euthanasie, etc. Il en faveur de l'adoption de l'Euro et de la privatisation des entreprises (contrairement à Kaczynski).

Ci-dessous, une carte représentant les 379 "Powiat", en fonction de quel candidat est arrivé premier. Orange: Komorowski, libéral / Bleu: Kaczynski, conservateur



Bon tout ça, qu'est-ce que ça nous donne ? Qu'est-ce que ça traduit ?

Premièrement, on notera que les deux sont de droites, ce qui donne un score de plus de 75% à la droite polonaise (sans compter les plus petit partis comme la Ligue des Familles Polonaises, ou bien le parti Autodéfense - tous deux avaient formés une coalition quelques années plus tôt avec le PiS, le parti des Kaczynski). On aurait du mal à imaginer un tel score dans nos pays de l'ouest européen... Mais pourquoi ? Hein ? Pourquoi la droite est-elle si imposante dans ce pays ?

Plusieurs réponses possibles, et valables, dont deux sont les plus évidentes:

1. La main-mise de l'Eglise sur la politique.
Notons que la Pologne, contrairement à la France est un pays encore très catholique, ce qui explique bien sur les positions de ces deux partis en ce qui concernent les moeurs. (Mais si je peux rassurer certains d'entre vous, la jeune génération polonaise va bien changer d'ici quelques années). Aucun parti ne peut avoir l'espoir d'être au pouvoir sans l'appui de l'Eglise. Le dimanche, à l'église, y'a du monde - ça change de la France.
N'oublions pas une autre chose, la population polonaise est - par l'ingérence d'Hitler il y a une 50aine d'années - un pays sans minorité importante. Alors tandis que notre pays se déchire dans des duels intestinaux entre blancs/noirs/arabes, catho/musulmans/protestants/juifs/laïcs, la Pologne, elle, se réunit sous des notions communes de blancs catholiques de type WASP.
Enfin, une dernière chose, qui nous permettra par ailleurs de continuer sur le second point, c'est que l'Eglise a joué une part importante dans la lutte contre le communisme, et a de ce fait constitué une culture commune, un refuge jusqu'il y a très récemment - seulement le temps d'une génération à peine.

2. La défiance vis à vis du socialisme.
Effectivement, le socialisme, le communisme, que nous réunirons sous le terme de "gauche" - bien que parfois frères-ennemis, a fait beaucoup de mal à ce pays, libéré par lui-même en 89/90 du joug communiste. Précision: le pays était considéré comme pays satellite de l'URSS, mais indépendant. Bref, cette histoire encore fraîche, constitue un argument muet de la droite sur la gauche et reçoit un accueil favorable, bien que diminuant, de la part de la population.
Alors bien sûr, la gauche socialiste polonaise ne souhaite pas réinstaurer de dictature, mais tentez d'en parler à des gens ayant vécu ce que "La Vie des Autres" nous décrit... C'est la raison pour laquelle je parle en terme de "génération" et non pas en années. Car c'est au fur et à mesure des générations que ce sentiment s'estompera, comme estompa notre sentiment de défiance vis à vis des allemands... - Ce qui n'est pas le cas pour encore beaucoup de polonais, ceci dit.

Deuxièmement, il faut bien sûr relever le taux d'absentéisme de 45%... Comment se fait-il qu'un pays, après 50 ans de dictature, n'aie pas confiance en la démocratie ? (Parce que bon, nous, je peux comprendre quelque peu)

Hé bien, la Pologne était "libre" de 1945 à 1989, voyons. Et des élections y étaient organisées ! Bon... Sans qu'il n'y ait beaucoup de candidats de l'opposition (comprenez : "Non-communistes"), voire qu'ils soient interdits de se présenter... De ce fait, on peut imaginer que la génération ayant vécu ces fraudes électorales n'ait qu'une confiance timide en la démocratie...
Je vois la deuxième raison dans ce que j'ai pu ressentir chez mes amis polonais : Au delà des partis, ce sont les candidats qui ne sont pas spécialement appréciés (imaginez un duel Bayrou, Noël Mamère au second tour, je suis pas convaincu que beaucoup de monde irait voter, ou alors, à reculons, comme lors d'une certaine année 2002).

Hé bien, tout ça mijotait dans mon cerveau depuis quelques jours, il fallait que je l'établisse "sur papier".

Verdict de ce duel - la finale - dimanche 4 juillet, au terme duquel nous saurons quelle voie la Pologne suivra ces 5 prochaines années: S'ancrera-t-elle davantage dans un avenir européen, ou bien se complaira-t-elle dans sa volonté de souveraineté ?

dimanche 13 juin 2010

J - 51 Malbork

Donc, le lendemain de notre visite de Torun, nous avons pris un train en direction de Malbork pour en visiter le Chateau.

Cet article sur le Chateau teutonique de Malbork me permettra de faire quelques précisions historiques sur la Pologne. Mais tout d'abord... Une modeste photo du plus grand château de brique rouge d'Europe :
















Bon, les teutons, contrairement à l'usage que le Français en fait, ne sont pas allemands. Ils sont comparables aux Templiers: un ordre ayant pour mission de christianiser les peuples. Ils naissent au 12ème siècle en Israël mais sont néanmoins pour la plupart d'origines germaniques.

Au treizième siècle, ils décident de combattre les peuples païens, depuis le nord ouest de la Pologne actuelle, jusqu'à la Lituanie. Tout en combattant ses peuples, dont ils seront victorieux, ils bâtissent de nouvelles villes, voire un état. Par ailleurs, la Pologne, chrétienne depuis 966 par le roi Miesko 1er, n'est pas censée être ennemi de ces chevaliers, qu'elle laisse donc oeuvrer sur ses terres.

Néanmoins, comme dit précédemment, les chevaliers teutoniques deviennent de plus en plus importants, ils bâtissent Torun, Malbork ou encore Kaliningrad et Trakai, plus au nord, tant est si bien que la Pologne s'allie à la toute nouvelle chrétienne Lituanie car ils savent que l'Union fera leur force.

Mais ce sont les Teutons qui déclarent la guerre à l'Union de Pologne-Lituanie. Cette guerre durera deux ans et se soldera par la bataille de Grunwald en 1410 lorsque les forces Polono-Lituaniennes aidés par les alliés Polonais de l'est (Tatars, Musulmans, etc) vainquent les chevaliers.

En bleu clair : Le duché de Pologne-Lituanie
En orangé : L'"état" Teuton
Grunwald : La bataille entre ces deux forces, perdue par les Teutons



.Cette union de Pologne-Lituanie existera pendant encore plus de trois cent ans, jusqu'en 1791, où la constitution polonaise divise clairement cette union. En 1795, la Pologne n'existera même plus en tant que telle puisqu'après trois partitions, ses territoires appartiendront seulement à la Russie, l'Autriche et la Prussie.

mardi 8 juin 2010

Retour - 56...

Bon. Tout d'abord... Le retour est dans 56 jours (oui, d'où le titre). I'm running out of time.

C'est pourquoi, profitant de la venue d'Ugo le week-end dernier, j'ai décidé de visiter Torun et Malbork, deux hauts-lieux du Patrimoine de la Pologne listés par l'UNESCO.

Torun, dont voici quelques photos:






L'Eglise de la Vierge Marie :
Elle fut l'édifice le plus haut d'Europe au 13ème Siècle, celui de sa création. En 1243, on y divise le royaume Teutonique/Prussien en 4 Diocèses.
















La Mairie:
Elle date du 14ème Siècle lorsque la ville était à son apogée. Devant, on aperçoit la statue de
Mikolaj Kopernik, fils de la ville.














Vue depuis la rive sud :
Le pont Pilsudski (personnage sur lequel on pourra revenir plus tard bien sûr) traverse la Vistule, ce qui est très pratique quand on se rend à pied de la gare à la ville :) (et sans carte haha)






Bon c'est simple, la vieille ville est magnifique, il y a des édifices gothiques à tous les coins de rue. Des Eglises, celle de Saint Jean, qui fut le premier (1595) bastion catholique résistant à la Réformation Protestante de 1557, des mairies, les ruines du Château... Et tant d'autres.

Petit rappel de la tumultueuse histoire de Torun:
-Bâtie au 11ème par les "ancêtres" des Polonais
-12/13ème : sous domination teutonique
-1466 : prise par les Polonais
-1793 : annexée par la Prusse
-1807-1814 : la France, Napoléon, crée le Duché de Varsovie, auquel appartient Torun
-1814 : reprise par les Prussiens après notre défaite contre eux...
-1918 : Torun retourne au main des Polonais
-1939 : Les allemands l'envahissent
-1945 : Les russes la libèrent
-1989 : La Pologne n'est plus sous domination russe

Culinaire:
Torun est en effet réputée pour ses saucisses (Kielbasa Torunska) et son pain d'épice (dont nous avons visité le musée).

C'est d'ailleurs pour ça que nous finirons par cette photo, sur laquelle nous voyons du pain d'épice tout frais avec ses ingrédients, ayant maintenant besoin de reposer 12 longues semaines.... mais... MIAM !

dimanche 23 mai 2010




Bonsoir !

Aujourd’hui, nous allons nous intéresser à ce que l’UNESCO reconnait en Pologne « Patrimoine historique » ou autre dénominations.

Ici, vous trouverez la liste, que nous allons parcourir ensemble. (http://whc.unesco.org/en/statesparties/pl)

Nous avons donc :
1. Auschwitz-Birkenau
2. Château teutonique de Malbork
3. Hall centenaire de Wroclaw
4. Les eglises de la Paix de Jawor and Swidnica
5. Centres historiques de Varsovie et de
6. Cracovie
7. Kalwaria Zebrzydowska : ensemble architectural maniériste et paysager et parc de pèlerinage
8. Centre médiéval de Torun
9. Parc de Muskauer
10. Vieille ville de Zamosc
11. Les mines de sel de Wieliczka
12. Les Eglises en bois du sud de la Pologne
13. La forêt de Bialowieza

Cela en fait 13. Proportionnellement, la Pologne en a un peu moins que la France, qui en compte 33 pour une superficie 2 fois supérieure. Pour information, sur ces 13 j’ai eu la chance d’en voir 5 : Les vieilles villes de Cracovie et Varsovie, les Eglises en bois du sud de la Pologne, les mines de sel de Wieliczka et Auschwitz-Birkenau. Si tout se passe bien, je devrai en voir au moins 2 de plus avant mon départ : Torun et la forêt de Bialowieza.

Voici une carte sur laquelle vous trouverez l’emplacement de ces 13 sites :


Maintenant, je vous présente ces lieux un à un - accompagnés de la brève description que l'UNESCO propose sur leur site. J'ai ajouté quelques photos - parmi lesquelles certaines dates de ma première venue en Pologne, il y a 6 ans, alors veuillez me pardonnez pour leur qualité :)

Les lieux avec des photos sont ceux qui me tiennent le plus à cœur.

Auschwitz-Birkenau:
Les enceintes, les barbelés, les miradors, les baraquements, les potences, les chambres à gaz et les fours crématoires de l'ancien camp de concentration et d'extermination d'Auschwitz-Birkenau, le plus vaste du IIIe Reich, attestent les conditions dans lesquelles fonctionnait le génocide hitlérien. Selon des recherches historiques, 1,1 à 1,5 million de personnes – dont de très nombreux Juifs – furent systématiquement affamées, torturées et assassinées dans ce camp, symbole de la cruauté de l'homme pour l'homme au XXe siècle.


Malbork :

Ce monastère fortifié de l'ordre Teutonique datant du XIIIe siècle a été largement agrandi et embelli après 1309, quand le siège du grand maître de l'ordre a été transféré de Venise à Malbork. Exemple suprême du château médiéval en brique, il s'est ensuite délabré mais a été méticuleusement restauré au XIXe siècle et au début du XXe. C'est là qu'ont été élaborées nombre de techniques de conservation qui sont maintenant de règle. Après de graves dégâts subis lors de la Seconde Guerre mondiale, le château a été de nouveau restauré à partir de la documentation détaillée préparée par les précédents spécialistes de sa conservation.




Wroclaw:

La Halle du centenaire, un jalon de l’histoire de l’architecture en béton armé, a été construite entre 1911 et 1913 par l’architecte Max Berg. C’est un bâtiment à plan central au cœur du Parc des Expositions servant de salle d’exposition polyvalente. La Halle du centenaire forme un quadrilobe symétrique, avec un vaste espace circulaire au centre qui peut accueillir 6 000 sièges. Le dôme nervuré de 23 m est coiffé d’une lanterne d’acier et de verre. La Halle du centenaire est un exemple précurseur du début de l’architecture et de l’ingénierie moderne ; elle illustre un important échange d’influences au début du XXe siècle et elle est devenue une référence majeur dans l’évolution postérieure des structures en béton armé.

Eglises de la Paix:
Les églises de la Paix à Jawor et à Świdnica, les plus grands bâtiments religieux à charpente de bois d'Europe, ont été construites dans l'ancienne Silésie, au milieu du XVIIe siècle, à l'époque du conflit religieux qui suivit la paix de Westphalie. Modelées par des facteurs physiques et politiques, elles témoignent de la quête de liberté religieuse et mettent en œuvre des formes architecturales généralement associées à l'église catholique mais très peu courantes s'agissant de la religion luthérienne.


Varsovie :

En août 1944, pendant le soulèvement de Varsovie, plus de 85 % du centre historique de la ville ont été détruits par les troupes nazies. Après la guerre, ses habitants ont entrepris une campagne de reconstruction sur cinq ans, avec pour résultat une restauration méticuleuse des églises, des palais, et de la place du marché de la vieille ville. C'est un exemple exceptionnel de reconstruction quasi totale d'une séquence de l'histoire (XIIIe-XXe siècle).


Cracovie :

Le passionnant centre historique de Cracovie, ancienne capitale de la Pologne, est situé au pied du château royal de Wawel. Cette ville de marchands qui date du XIIIe siècle comprend la plus grande place de marché d'Europe, de nombreuses maisons historiques, ainsi que des palais et églises richement décorés. Des vestiges de remparts du XIVe siècle et le site médiéval de Kazimierz au sud de la ville, avec ses synagogues anciennes, l'Université Jagellon et la cathédrale gothique où sont enterrés les rois de Pologne, témoignent du riche passé de cette ville.





Kalwaria Zebrzydowska :
Kalwaria Zebrzydowska est un paysage culturel d'une grande beauté et d'une grande importance spirituelle. Son cadre naturel, dans lequel s'inscrivent des lieux symboliques de dévotion relatifs à la Passion de Jésus-Christ et à la vie de la Vierge Marie, est resté quasi inchangé depuis le XVIIe siècle. C'est encore aujourd'hui un lieu de pèlerinage.

Torun :


Torun doit ses origines à l'ordre Teutonique qui y a construit un château au milieu du XIIIe siècle, pour servir de base à la conquête et à l'évangélisation de la Prusse. Elle a rapidement eu un rôle commercial au sein de la Ligue hanséatique et nombre des imposants édifices publics et privés des XIVe et XVe siècles (dont la maison de Copernic) qui subsistent dans la Vieille Ville comme dans la Ville Nouvelle témoignent de son importance


Parc de Muskau :

Ce parc paysager de 559,90 ha, situé de part et d’autre de la Neisse et de la frontière germano-polonaise, a été créé par le prince Hermann von Pückler-Muskau entre 1815 et 1844. S’inscrivant harmonieusement dans le paysage agricole environnant, ce parc inaugura de nouvelles conceptions paysagères et influença le développement de l’architecture paysagère en Europe et en Amérique. Conçu comme un « tableau de verdure », il ne cherchait pas à évoquer un paysage classique, une image de l’Éden ou quelque perfection perdue, mais exploitait la flore locale pour exalter les qualités intrinsèques du paysage existant. Ce paysage intégré se prolonge jusqu’à la ville de Muskau, avec des zones de verdure constituant des parcs urbains qui encadraient les zones urbanisées. La ville devenait ainsi une des composantes d’un paysage utopique. Le site comprend également un château reconstruit, des ponts et un arboretum.


Zamosc :
La ville a été fondée au XVIe siècle par le chancelier Jan Zamoysky sur la route commerciale reliant l'Europe de l'Ouest et du Nord à la mer Noire. Conçue sur le modèle des théories italiennes de la ville idéale et construite par l'architecte Bernando Morando, originaire de Padoue, Zamosc reste un parfait exemple d'une ville Renaissance de la fin du XVIe siècle qui a conservé son plan d'origine, ses fortifications et un grand nombre de bâtiments où se mêlent les traditions architecturales de l'Italie et celles de l'Europe centrale.




Wieliczka:

Le gisement de sel gemme de Wieliczka-Bochnia est exploité depuis le XIIIe siècle. Il s'étage sur neuf niveaux et comprend 300 km de galeries, où sont sculptés dans le sel des autels, des statues et autres œuvres d'art, étapes d'un pèlerinage passionnant dans le passé d'une grande entreprise industrielle.





Eglises en bois du sud :
Les églises en bois du sud de la Petite Pologne représentent des exemples exceptionnels des différents aspects des traditions de construction des églises médiévales dans la culture catholique romaine. Utilisant la technique des rondins de bois disposés horizontalement, répandue en Europe du Nord et de l’Est depuis le Moyen Âge, ces églises étaient construites par les familles nobles et devinrent également un signe de prestige. Elles offraient une solution de rechange intéressante aux constructions de maçonnerie pratiquées dans les centres urbains.


Forêt de Bialowieza:

Situé sur la ligne de partage des eaux entre la mer Baltique et la mer Noire, ce vaste massif de forêt ancienne, comprenant à la fois des conifères et des feuillus, abrite une faune remarquable et, en particulier, des mammifères rares tels que le loup, le lynx et la loutre, ainsi que quelque trois cents bisons d’Europe, espèce réintroduite dans le site.






Enfin, il y a certains lieux qui souhaiteraient aussi être listés, parmi lesquels:

La ville de Gdansk
(dont nous avons déjà parlé dans les grandes lignes)
Les mines de sel de Bochnia
Le canal Augustow
Wooden Tserkvas of Carpathian Region in Poland and Ukraine
The Dujanec River

dimanche 9 mai 2010

Chose promise, chose due.


Il y a quelque temps je vous ai promis d’expliquer un séjour depuis sa conception jusqu’à sa vente. Il est temps aujourd’hui de le faire puisque j’ai vendu mon premier séjour en Pologne pour un groupe de 25 personnes il y a une dizaine de jours maintenant.


Tout commence lorsque Jan P. prends contact avec mon employeur, Poland Tour, et nous demande nos prix de guide, transports et repas pour un groupe de 25 personnes venant en juin. Jan P. est le P.D.G. d’un tour opérateur situé en Europe Centrale. Il a trouvé notre site internet par hasard.


Je suis affecté à la conception de ce séjour du fait que monsieur P. est francophone. Il est bien sûr évident que j’étais très intéressé par ce séjour car il me permettait de présenter des sentiers peu empruntés par les touristes, la majorité étant davantage attirés par Varsovie – Cracovie.


Sa demande était très claire :

-Descriptif du séjour (8 jours/7 nuits), lieux, musées, nuitées

-Qualités des hôtels (mais pas les noms)

-Pension

-Description de la clientèle (petits propriétaires terriens de la campagne, retraités)


Ma mission était donc double : présenter un prix global à ce client, et non les prix individuels des prestations, ainsi qu’un programme plus développé est plus à même de satisfaire sa clientèle, afin de prendre une longueur d’avance sur ses recherches préalables et de lui prouver notre sérieux et notre connaissance de la Pologne. Il s’agissait de gagner la confiance d’un client à long terme.


Voici donc une idée de ce que j’ai proposé à ce monsieur après que je me suis (pas de subjonctif après « après que ») documenté sur les différents lieux à l’aide de plusieurs livres de type guide touristique, wikipedia, les sites officiels des villes, musées, monuments, etc. :


a. Départ de Varsovie

b. Bialystok

c. Parc National de Bialowieza

Seul parc intouché en Union Européenne. Il est à cheval sur la Biélorussie et sur la Pologne, et il regorge d’un faune et d’une flore remarquable, à l’image des bisons. Ils sont plus de 800 dans ce parc. Une parcelle est totalement exclue à l’exception des visites avec guide/garde local.

d. Wigry

Wigry se trouve près d’un des plus grands lacs de Pologne (22km², en comparaison le lac Léman en fait 580…), dans la région des 1000 lacs. Très froid en hiver, mais lieu magnifique de par ses forêts et ses lacs.

e. Olsztyn

Ici se trouve un des complexes où s’est trouvé Hitler. Le Wolfsschanze (repère du loup) présente plus de 80 bâtiments et bunkers où pouvaient vivre jusqu’à 2000 personnes. Les grands du régime nazi s’y sont rendus.

f. Gdansk

Ville historique, de par son statut quasi autonome jusqu’à la seconde guerre mondiale, où elle fut d’ailleurs la première ville attaquée par l’armée hitlérienne. Dans les années 80, elle est le berceau du mouvement Solidarnosc (à prononcer /solidarnochtch/), dont a fait partie feu le Président Lech Kaczynski. A voir : la vieille ville et le port (j’ai visité la ville il y a une semaine, magnifique)

g. Malbork

Ici se situe un château bâti par l’ordre teutonique (germanique), au 13ème siècle. Il est listé par l’UNESCO.

h. Torun

Ville natale de Copernic, à l’époque où elle était Polonaise. En effet, elle a appartenue tantôt à la Suède, à la Prusse ou à la Pologne.

i. Retour à Varsovie


Dans les grandes lignes, ce sont les lieux demandés par Monsieur P. ou proposés par mes soins. Cette liste est loin d’être complète. En effet, grâce à un livre très précieux, j’ai pu trouver des lieux où des monuments qui plairaient à ce type de clientèle puisqu’il s’agissait, encore une fois, de pallier à la demande et de prouver le sérieux de nos compétences.


Après quelques ajustements concernant ce programme, quelques impondérables (l’indisponibilité d’un hôtel pour des raisons de réparations) et des variations de prix (suivant le nombre de participants, 25 ou 30, et du type de pension complète, paniers repas ou restaurants le midi) ainsi que notre abnégation à proposer un prix préférentiel à monsieur P. et son fils, qui joindront ce groupe, nous sommes arrivés au bout d’une dizaine de jours à un accord.


Ce groupe représente une réussite personnelle, et vue l’importance de cette dernière, elle ne représente presque que ça à mes yeux. Il est le premier groupe que je vends dans ma vie, en un espace de temps plutôt rapide, et je suis le premier de l’entreprise à vendre un groupe en si peu de temps (comprendre le temps à compter de l’arrivée dans l’entreprise jusqu’à la première vente).


Non, je ne tarie pas d’éloge à mon égard, mais c’est l’accomplissement d’un challenge qui m’a tenu à cœur pendant dix jours, dans lequel j’avais beaucoup d’espoir et dans lequel je m’étais énormément investi.

mardi 4 mai 2010

J + 53 - All apologies

Je tiens à présenter mes excuses pour le peu de temps que j'ai ces derniers jours...

Raisons évoquées:
-Visite d'un ami (agrémenté d'une visite par mes soins de Varsovie, le Palais de la Culture et de la Vieille Ville)
-Séjour de 3 jours à Gdansk & Sopot
-Mon départ demain à l'aube pour un Educ'Tour en Podkarpackie (comprendre "Sous-Carpates", situer en cliquant ICI
-Beaucoup de travail, comme la conclusion heureuse d'une vente pour un groupe de 25 français dans le nord-ouest de la Pologne (Warszawa - Bialystok - Gdansk - Warszawa).

C'est dire si les prochains articles seront obèses d'informations exclusives !

Sur ce, à bientôt, et soyez sur d'avoir de mes nouvelles prochainement.

Pour finir, une petite vidéo, qui illustre donc le titre et la situation.

dimanche 18 avril 2010

J + 37 Le Hub

Cet article restera surement le plus long de ce blog. Il y a énormément de choses à dire et, compte tenu du changement de cap de l'Université concernant l'utilisation des blogs, je dois revenir sur des aspects davantage professionnels. C'est pourquoi je commencerai par une présentation de la société dans laquelle je travaille, suivie d'un regard personnel sur un sujet qui me tient à cœur.



Poland Tour a été créé en 2004 par deux amis qui s'étaient déjà adonnés à la production touristique amateur durant leurs études alors qu'ils faisaient découvrir la Pologne aux étudiants étrangers de varsovie. L'un des deux créateurs, étonné mais intéressé par le potentiel touristique de la Pologne se lança, en créant Poland Tour avec sa collaboratrice, dans le tourisme d'incoming.

Aujourd'hui, la structure est assez modeste, c'est une P.M.E. de moins de 10 salariés, ce qui permet à chacun de toucher à tous les aspects de la production touristique, de A - constitution de bases de données clients - à Z - conclure une vente, en passant par toutes les étapes de la création d'un produit touristique standard ou adapté à la demande d'un client.

Poland Tour collabore avec le monde entier, l'Europe, l'Asie, les Amériques, que ce soit en direct, ou par des intermédiaires voisins (du type: des français envoyés par un réceptif Tchèque par exemple). Mais je pourrai revenir là-dessus une autre fois.

Au sein de cette entreprise, comme vous l'aurez compris, je touche à peu près à tout ce qui constitue de la production touristique. Je reçois une demande, je prépare le séjour, je présente un prix puis je clos la vente. Plus tard, j'écrirai un article en détail sur un exemple de ce type.
Je m'occupe donc principalement des communications francophones, anglophones et italophones. Et c'est justement ce point qui va me permettre de basculer sur le regard personnel que je porte sur une des facettes de ce travail : L'anglais, hub de la communication.

Hub, nom masculin, (mot
anglais signifiant moyeu) > Plate-forme aéroportuaire de correspondance permettant aux compagnies aériennes de concentrer leurs avions en un point unique.

En Europe, nous avons principalement 4 familles de langues : latines, germaniques, slaves et finno-ougriennes. Les interlocuteurs d'une même famille de langues peuvent parfois se comprendre grâce aux mots et à la grammaire qu'ils ont en commun (Français-italien, Polonais-Tchèque, par exemple).

En venant ici, je pensais que le français et l'allemand était davantage répandus que l'anglais. La réalité est toute autre. Comme nous, ils se focalisent sur l'anglais comme langue internationale et les secondes langues -français, allemand- perdent du terrain d'une part face à l'anglais mais commencent à être supplantées d'autre part par l'espagnol.

D'un point de vue professionnel, et plus exactement au cours de ce stage, je devais être responsable des départements francophones, germanophones et italophones. Encore une fois, la réalité est toute autre. La plupart des correspondances s'opèrent en anglais, parfois en français, car mêmes les Slaves, dont les langues sont proches du polonais, nous écrivent en anglais. Chaque pays, chaque nationalité est à la botte de l'anglais. Même moi, me rendant à l'institut français de Varsovie, je me suis exprimé en anglais, ce qui au final était inutile bien sûr, ou presque... On trouve néanmoins deux nationalités qui ne s'abaissent pas à réduire les communications à l'anglais. Les espagnols et les italiens. Mais ce n'est pas par soucis de diversité... Par exemple, les italiens ne répondent presque jamais aux mails adressés en anglais, et nous écrivent régulièrement en italien, comme si cette langue était répandue en Pologne...

Pourquoi ce terme de hub ? En effet, un hub est très pratique puisqu'il permet de relier de nombreux lieux, tout comme l'anglais permet à un indien de communiquer avec un ougandais, ou à un suédois de communiquer avec un thaïlandais. Oui. Mais à quel point leur pensée sera trahie - traduite- par l'anglais ? A quel point pourront-ils être précis dans l'expression de leur pensée ?

Ma paranoïa me pousse à penser que comme dans 1984, la simplification de notre communication tend à simplifier tant notre pensée que notre capacité à remettre les choses - le pouvoir - en question. La beauté d'une langue réside en sa subtilité.


Pour finir, n'oublions pas les funérailles de Lech Kaczynski (et non pas orthographié comme ici... Quelle honte) tenues aujourd'hui à Cracovie et enterré à l'endroit même où les rois polonais le furent. Il est donc, depuis aujourd'hui, le premier président polonais à y reposer, en compagnie des rois, saints, poètes, écrivains polonais les plus notables. (liste ici et plan ici)